7 juin 2013

Ce jour où on est allées au Zoo de Beauval...

... et qu'il pleuvait. Et que c'était un peu la lose. Ouais.

Je suis nulle en photo. Mais ces pandas sont tellement photogéniques.
Photo ©Tiphs

        Il y a un an, avec une amie dont l'anniversaire tombe deux jours avant le mien, je suis allée au Zoo de Beauval. Parce que, quand même, pour deux fans de pandas, c'était OBLIGÉ qu'on aille les voir aussi vite que possible. Donc on s'est offert ce cadeau : deux jours mirifiques de visite du Zoo.

      Dit comme ça, ça fait franchement le cadeau pas top, maiiiis je t'arrête tout de suite, parce que c'était notre cadeau, pas le tien, donc au pire c'est pas grave s'il te plaît pas, lis quand même, tu vas t'amuser. Et peut-être même que tu vas prendre des notes sur les choses à ne pas faire, parce qu'on y est à peine allées au talent, là-bas.

– On n'avait rien planifié. Enfin, si, on a réservé une chambre dans le gîte municipal de Mareuil-sur-Cher,  pas cher du tout (20 euros par nuit par personne), hyper mignon et à 5km du zoo. Dans notre tête, 5km, c'était rien. Comme on venait pas du tout du même coin de la France, elle de Lyon et moi de La Rochelle, on a pris le train, et on était hyper motivées pour faire tout le trajet à pieds.
HAHAHA.
Note bien, cher lecteur, que 5km, SI, c'est quelque chose. Surtout que le centre de la France c'est pas vraiment de la plaine, y a des collines de la mort, et vas-y les virages, et vas-y les descentes et ooooh une grande montée !

– Arrivées à la gare de Saint-Aignan, on a pris un taxi avec de gros pandas collés dessus, genre "Bienvenue à nos pandas !" OOOH MERCI fallait pas ! On a commencé à réaliser qu'on avait peut-être surestimé nos capacités sportives au bout de dix minutes de voiture pour se rendre au gîte.
À noter : maintenant, il existe une navette directe entre la gare de Blois et le zoo. Qui n'existait pas l'an dernier. Eh ouais. Penses-y si tu planifies d'y aller !

– Bien évidemment, on n'avait rien prévu à manger, donc on est allées dépenser une blinde chez l'épicier du coin pour des fraises, du coca et des chips qui ont fini par terre, parce que, quitte à être franchement teubé, autant faire les choses jusqu'au bout, n'est-ce pas.
Le gîte était franchement hyper mignon. Aménagé dans le château de Mareuil, les chambres sont toutes rénovées, les salles de bain modernes et propres (critère primordial), ça sent bon, y a pas un bruit... bref, vive la campagne ! Par contre, pas de PQ, pas de draps. Juste deux plaids et deux oreillers, et sac de couchage perso. Et puis dans la nuit, l'alarme incendie s'est déclenchée. À SEPT HEURES DU MAT, BORDEL. Il nous restait une heure de sommeil, putain d'ta mère en string de guerre.
Oui, 7h, c'est la nuit, cherche pas. Je dirai même que c'est le milieu de la nuit.



– Coup de bol, la nana du gîte nous a emmenées au zoo en voiture, ce qui nous a évité un long trajet à pieds... tellement long qu'en arrivant devant le zoo, on s'est regardées, et... on a plus ou moins eu la même tête de grosse victime qui peut s'en vouloir qu'à elle-même. Le mini drame du matin, chagrin.





— On peut penser qu'en juin, il fait beau, chaud, tout ça. EH BAH NON, dans ta gueule meuf, y a plus de saison, mémé le répète assez souvent. Il a donc... plu. Toute la journée. Et pas une petite bruine choupinette qui fait frisotter les cheveux, c'était plutôt averse tropicale, il ne restait qu'à sortir le gel douche du côté des animaux tropicaux pour refaire la pub de Tahiti.
Résultat, on a investi dans un SU-PER K-way bleu pétard marqué "ZooParc de Beauval" dans le dos. Le TOP de la sex-attitude, hyper confortable, Danny Boon t'en parlera mieux que moi, et tout ça pour la modique somme de 16 euros, BAM. Mais on était au sec, et ça n'avait pas de prix, pour être honnête. Puis des fois il s'arrêtait de pleuvoir, et à la fin on a même eu du soleil !

– Je vis à côté du Zoo de la Palmyre, qui est l'un des plus beaux d'Europe il paraît, mais Beauval n'a rien à lui envier ! (encore moins maintenant) Il est sublime. Divisé en cinq parties représentant les cinq continents, il a le mérite de vraiment faire voyager, même sous la pluie. L'ambiance est on ne peut plus paisible, les parcs des animaux sont un peu petits parfois, mais c'est un zoo qui privilégie le bien-être des animaux à la satisfaction des visiteurs et ça, ben ça me touche. 

J'ai pas pu voir les ratons laveurs, mais bon.


Beauval, le seul zoo de France à avoir des koalas. Gouzi gouziiiiii.
On a bien pris notre temps pour aller voir les pandas, histoire de faire monter la pression. On est passées par tous les oiseaux, par la nurserie des oisillons (et on a vu un bébé euh... un bébé chouette, j'ai envie de dire. Assez flippant dans son genre mais GROUUUUUU choupinouuuu). On a vu plein de singes, des KOALAS, des kangourous arboricoles avec une vague tête de prof de Bio, des chats pêcheurs qui ne pêchaient pas du tout (bâtards), des piranhas, des lamantins...

Dans la série "les animaux de Beauval sont chelou"
– on a vu une panthère longibande qui faisait COIN. Je vous jure elle faisait "coin". Ou ptet "mia-oin", je sais pas. Ca reste un mystère non élucidé.
– Brigitte, le wallaby albinos, reste constamment toute seule. Mais elle a fini par bouger.
– Les rhinocéros, à peine névrosés, ont tendance à prendre leurs cornes pour des baguettes de batterie, et à taper la première barre métallique qu'ils croisent.


Et puis... 

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

ILS ÉTAIENT LÀÀÀÀÀ ! 
On s'attendait à ce que l'enclos soit inaccessible, mais l'avantage du mauvais temps, c'est qu'il fait fuir les touristes raisonnables. On a donc eu touuuut le loisir de gagatiser devant ces grosses peluches bien plus petites que ce que j'avais imaginé (dans ma tête, un panda faisait grosso modo la taille d'un ours blanc. Raté, c'est plutôt proche de l'ours brun) en écoutant le speech de l'Anglais sexy à propos du mode de vie des pandas.

On a jamais assez de panda
Et donc, ces gros pépères sont ptet kikinous tout plein, mais ce sont surtout de gros dégueulasses. Pour marquer leur territoire, ils trempent les pattes dans leur urine et s'en frottent les oreilles. Bien. Que tous ceux qui ont rêvé de faire des gratouilles à un panda et qui maintenant s'en abstiendront peut-être lèvent la main !

Ils passent leur vie à manger du bambou, et quand ils mangent pas, ils dorment, un peu n'importe où et un peu n'importe comment. La plupart du temps, ils escaladent leurs arbres pour se mettre en hauteur. Mais les pandas sont plutôt patauds et pas vraiment sportifs (c'est des gros lards quoi), donc si vous patientez suffisamment longtemps, chose aisée dans mon cas, vous assisterez sans doute à des chutes, à des roulés-boulés tellement drôles et adorables et muuuuuuuh.





Puis le soir est arrivé. 
Rappelle-toi, le mini-drame du matin, tout ça. T'y es ? Bah voilà, puissance mille. Les grandes aventurières que nous sommes ont fait du stop pendant... deux minutes ? Avant de rentrer à pieds, parce qu'on se sentait définitivement trop cons, à poireauter comme deux clodos sur le bord de la route. On a bien pensé à montrer un sein, mais bon, hein, tu comprends...
Et puis... on s'est pris the grosse averse. Avant de se faire indiquer le chemin, et de se perdre. Avant de me jeter devant la seule voiture à des kilomètres à la ronde façon Pékin Express, pour apprendre qu'on marchait dans la direction opposée à notre gîte. Et de se faire ramener par cette même voiture. LOSE, YOU SHALL NOT PASS BITCH.
On a jamais autant kiffé une douche de notre vie, je crois. 


Ils restent quand même vachement beaux.
Les lions blancs, en fait, ils sont pas aussi blancs que sur les affiches.


Le lendemain ? 
IL A FAIT BEAU.
Et on y est allées en taxi, accessoirement.


Donc on a re-gagatisé sur nos bêbêtes préférées, on est passées dire bonjour à Brigitte (mais si. Le wallaby albinos. Suis, un peu.) à Marceline et Jéricho les okapis (et c'est grand, un okapi, on dirait pas comme ça, mais c'est immense.), à Helena qui en plus de ne plus faire "coin" s'était carrément planquée, à Oomaroo le Koala tout kikinou en forme d'oeuf et à plein d'autres ! 
Sérieux, on a bien passé trois heures plantées devant les pandas. On a même mangé des nems face à leur enclos. (bon, c'était le premier jour ça, et il pleuvait tellement qu'on les voyait pas, avec nos über capuches, mais le deuxième jour on a testé des pizzas — vraiment dégueu, à éviter — tout de suite ça fait moins cliché, donc chut)

Puis est venue l'heure du départ, en milieu d'après-midi.
On est reparties à pieds. On a fait du stop. En vain. Pendant deux heures. Autant dire qu'on a bien ramé, on s'est fait klaxonner, un mec s'est arrêté et est reparti quand on s'est approchées (connaaaard) Il a plu PILE quand on est arrivées à la gare, cette chance.



Conclusion ?

Ce week-end c'était de la baaaaaaaaaalleuh putain putain putain. À chaque fois que j'y repense j'ai un méga sourire. Avec toutes nos aventures (parce que j'en ai sûrement oublié plein), ça me laisse la tête pleine de bonne humeur pour affronter le mauvais temps et le reste, j'ai ma belle peluche panda pour me tenir compagnie, et j'ai repeint mon compte facebook en noir et blanc. MOUHOUHOU.

À retenir cependant si tu veux aller à Beauval en train : réserver l'hôtel longtemps à l'avance pour être sûr de pas être trop loin, et arriver à la gare de Blois. Tu peux pas le louper, le bus est tapissé de pandas. Sinon, eh bien, viens en voiture, c'est encore mieux.


Faites des bébés, je reviendrai !